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La télémédecine s’est imposée comme une évolution majeure du secteur de la santé, transformant durablement la manière dont les soins sont délivrés et accessibles.

Remboursée par la sécurité sociale depuis 2018, la téléconsultation a connu une phase d’accélération marquée lors de la crise sanitaire. Elle s’est depuis structurée et intégrée de façon pérenne au parcours de soins, portée par des usages désormais ancrés chez les patients comme chez les professionnels de santé.

À mesure que la télémédecine se généralise et gagne en maturité, de nouveaux enjeux émergent, en particulier en matière de cybersécurité. La question n’est plus seulement de déployer ces outils, mais de les sécuriser durablement dans un environnement médical de plus en plus numérique et interconnecté.

Les MSP ont donc un rôle clé à jouer dans ce secteur. L’écosystème médical est complexe et en pleine transformation digitale. Soumis à de nombreuses réglementations, il est vulnérable et requiert une vigilance toute particulière. Tout reste à faire et le défi des MSP est d’apporter une réponse en adéquation avec la transition et la modernisation que connaît le secteur.

Quels sont les challenges auxquels doit faire face la télémédecine et comment les fournisseurs de services gérés peuvent-ils y répondre ? C’est la question à laquelle nous allons répondre dans ce billet.  

1. La télémédecine, un constat et une innovation nécessaire

Près de la totalité des secteurs de la vie quotidienne ont connu une période de transformation digitale due à l’évolution des pratiques et besoins. Les technologies nous entourent et c’est désormais au monde de la santé de les appréhender. L‘objectif : rendre la santé accessible à tous et protéger les données personnelles de chacun. 

  • Croissance de la téléconsultation

 Les demandes en téléconsultation continuent d’augmenter. Si la crise sanitaire a joué un rôle d’accélérateur, cette croissance s’explique aujourd’hui principalement par l’évolution des usages, la recherche d’un meilleur accès aux soins et l’adaptation du système de santé aux contraintes démographiques et territoriales.

Cette tendance touche toutes les tranches d’âge. Sur Doctolib, les 25‑34 ans constituent près de 27 % des patients en téléconsultation, et les les plus de 65 ans comptent environ 5 % des actes à distance.

Les téléconsultations ont démontré leur efficacité sur la durée et font désormais partie intégrante de la pratique médicale. Elles s’inscrivent dans une approche hybride des soins, combinant consultations à distance et suivi en présentiel selon les besoins des patients.

Développement d’applications médicales

Alors que les technologies continuent de converger vers l’écosystème de la santé, des ressources supplémentaires orientées vers le patient peuvent aider à mieux gérer l’accès à la santé. Par exemple, l’utilisation d’applications mobiles. Celles-ci, ainsi que les appareils et les logiciels peuvent être utilisés pour surveiller et gérer des patients à distance. 

Ainsi, un patient présentant des problèmes cardiaques nécessitant une surveillance constante pourrait avoir recours à une application pour surveiller son rythme cardiaque et informer ses médecins qui effectueront alors un suivi quotidien à distance sans avoir à garder le patient à l’hôpital. Cela peut également être très bénéfique pour les personnes âgées ou celles effectuant de nombreux allers-retours à l’hôpital.

En améliorant l’accès, soutenant la demande à distance et réduisant les coûts, la télémédecine améliore la qualité globale des soins et la satisfaction globale des patients. Un challenge demeure néanmoins : assurer la sécurité des données. 

2. La cybersécurité : l’enjeu principal de la télémédecine

Comme pour toute mise en œuvre de nouvelles technologies, le déploiement de la télémédecine comporte des défis à la fois pour les patients et les fournisseurs de soins. Dans cette section, nous nous concentrons sur les enjeux rencontrés par les acteurs médicaux, principalement liés aux réglementations strictes et à la cybersécurité.

  • Explosion des données et interopérabilité

Dossiers patients partagés, objets médicaux connectés, solutions d’IA médicale, plateformes de prise de rendez-vous et outils de suivi à domicile : les flux de données de santé ont considérablement augmenté ces dernières années.

En 2025, le défi ne réside plus seulement dans la collecte de ces données, mais dans leur interopérabilité sécurisée entre systèmes hétérogènes, souvent opérés par différents acteurs. La traçabilité des accès, la gestion des identités et le contrôle des autorisations deviennent des enjeux centraux pour garantir la confidentialité et l’intégrité des données médicales.

  • Ransomwares et continuité des soins

Le secteur de la santé est aujourd’hui l’une des cibles prioritaires des ransomwares et des attaques par compromission de comptes. Les hackers ne se contentent plus de voler des données : ils perturbent la continuité des soins.

En 2025, un système indisponible peut provoquer des retards de diagnostic, interrompre les téléconsultations et compromettre le suivi des maladies chroniques. La cybersécurité devient ainsi un enjeu médical autant que technique, nécessitant des solutions qui protègent non seulement les données, mais aussi la continuité et la qualité des soins.

  • La santé, cible des hackers

Les cyberattaques sur le secteur médical prennent plusieurs formes :

  • Ransomwares : chiffrement des systèmes pour exiger une rançon.
  • Phishing et compromission de comptes : accès aux comptes des professionnels pour exfiltrer ou manipuler les données.
  • Attaques par déni de service (DDoS) : paralysie temporaire des plateformes de téléconsultation ou des systèmes hospitaliers.
  • Altération des données : modification des résultats d’analyses ou dossiers médicaux, pouvant entraîner de faux diagnostics.
  • Intrusions sur les appareils médicaux connectés : risques sur les pacemakers, pompes à insuline ou autres dispositifs IoT médicaux.

Ces attaques ciblent l’intégrité, la confidentialité et la disponibilité des informations médicales, qui sont des ressources extrêmement sensibles et convoitées.

  • Renforcement des exigences réglementaires

En France et en Europe, le RGPD encadre strictement les données de santé, considérées comme sensibles. Leur traitement est interdit sans consentement explicite du patient et doit être documenté, avec des registres consultables par la CNIL.

Aujourd’hui, les établissements doivent également répondre à des exigences supplémentaires liées à la sécurité opérationnelle et à la responsabilité des acteurs, notamment en matière de continuité des soins et de protection contre les cyberattaques.

  • Le rôle des MSP

Comme l’hygiène sanitaire, une bonne hygiène informatique est indispensable. Les MSP jouent un rôle clé dans ce contexte :

  • Surveiller et sécuriser les flux de données.
  • Assurer la continuité des soins en cas d’incident.
  • Former et sensibiliser les professionnels de santé aux risques cyber.

Des solutions comme Atera permettent aux MSP de superviser centralement les systèmes, de gérer les endpoints de manière proactive et de recevoir des alertes en temps réel, garantissant ainsi la sécurité et la continuité des soins dans des environnements complexes et réglementés.

3. MSP et télémédecine : un rôle clé

MSP et télémédecine vont de pair. En effet, tous deux reposent sur un principe de surveillance et gestion à distance. 

Les MSP ont plusieurs cartes en main dans leur écosystème pour apporter plus de sécurité à la télémédecine et une dynamique proactive.

Dans ce contexte, des plateformes comme Atera permettent aux MSP d’accompagner efficacement les acteurs de la santé dans leur transformation digitale. Grâce à une supervision centralisée, une gestion proactive des endpoints et des alertes en temps réel, Atera aide à sécuriser les environnements médicaux tout en garantissant la continuité des soins.

Pensée pour des environnements complexes et réglementés, la plateforme permet aux MSP d’anticiper les incidents, de renforcer la conformité et de gérer à distance les infrastructures critiques du secteur de la santé.

  • Évaluer les cyber-risques 

Avant toute chose, un MSP va devoir évaluer l’état dans lequel le parc informatique se trouve pour le sécuriser par la suite. Il va vous falloir notamment faire ce qu’on appelle de la Threat Intelligence ou renseignement d’intérêt.

Cela consiste à explorer les données, identifier les éventuels problèmes et penser aux solutions adéquates à déployer. Cela comprend également l’étude des cyber attaques potentielles en amont pour mieux les appréhender. 

En matière médicale, il va donc falloir être au fait des particularités des données à protéger, des réglementations et des attaques spécifiques pouvant se produire.

Outil RMM et alertes en temps réel

L’outil RMM permet une gestion et surveillance à distance. De cette façon, les techniciens MSP peuvent intervenir immédiatement et être alertés dès le moindre problème.

Ceci va être particulièrement utile pour surveiller les données des patients et s’assurer qu’aucune brèche dans le parc informatique ne permette leur fuite. 

  • Protection des appareils
  • La sécurité des terminaux et des endpoints (les nœuds d’extrémité) est l’un des paliers de sécurité primordiaux pour protéger des systèmes informatiques. Dans le domaine médical, c’est un aspect fondamental.

En effet, les hôpitaux et autres centres de soins ne fonctionnent pas de la même façon qu’une entreprise pour laquelle toute l’activité repose sur son système informatique. Ainsi, les systèmes mis en place sont souvent très vulnérables et l’une des premières actions d’un MSP choisissant d’intervenir dans ce secteur, sera de sécuriser au maximum les terminaux et appareils de parcs informatiques. 

De plus, tous les renseignements médicaux personnels contenus dans les appareils portables doivent être traités avec une attention particulière. Les ordinateurs portables, les smartphones, les tablettes, les accessoires de santé portables, tous contiennent des mines de données protégées. Leur portabilité les rend vulnérables. 

Chaque MSP doit avoir un ensemble de règles et de protocoles pour déterminer quels appareils portables peuvent être utilisés pour transmettre des données et prendre les mesures de sécurité appropriées. Pour cela, notre outil de découverte réseau s’avérera particulièrement efficace.

  • Sensibilisation des praticiens

La personne qui reste la mieux placée pour se rendre compte d’une anomalie est le praticien. Il est essentiel, dans la démarche d’un MSP dans le secteur médical, de sensibiliser les professionnels de la santé sur les nouvelles problématiques de la télémédecine et des potentiels cyberattaques.

Encore une fois, le monde de la santé est en pleine transformation digitale et celle-ci ne sera efficace que si l’ensemble du secteur est sur la même longueur d’onde. Un MSP a un rôle de bras droit et d’expert et il est de son devoir d’informer et de former ses clients pour installer une dynamique proactive.

Les opportunités pour les MSP dans le domaine de la santé n’ont jamais été aussi grandes. 

Cependant, la pratique sort un peu du cadre ordinaire d’action des fournisseurs de services gérés. Assurez-vous de connaître toutes les meilleures pratiques et réglementations en vigueur avant de faire le grand saut. Puis concentrez-vous sur la cybersécurité et la sensibilisation des acteurs du secteur.

Dans cet article, nous avons mis en lumière la place désormais centrale de la télémédecine dans le système de santé, ainsi que le rôle stratégique des services gérés pour accompagner sa sécurisation et son évolution à long terme.

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