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La gestion des correctifs est un élément crucial de l’activité MSP. Nous vous le disions déjà il y a quelques mois.

La mise en place d’une politique de gestion des correctifs en entreprise est une pratique plus que primordiale. En effet, cette dernière va constituer le premier rempart contre les cyberattaques, qui sont l’ennemi numéro un des entreprises, quelle que soit leur taille.

Comment se caractérise-t-elle et quels sont les enjeux ? On vous dit tout.

La gestion des correctifs en quelques points

La gestion des correctifs (appelée également “Patch management”) correspond à l’ensemble des mises à jour de systèmes d’exploitations et logiciels, mais également l’ensemble des correctifs de bogues et améliorations qui peuvent intervenir au sein d’un environnement informatique professionnel.

La gestion des correctifs permet de maintenir à jour et sécuriser l’ensemble des appareils et terminaux d’un parc informatique.

A quoi ressemble une bonne politique de gestion des correctifs ?

La mise à jour de tous les correctifs disponibles, une connaissance des correctifs adaptés à chaque système et chaque machine, la création et la mise à jour d’un planning de correctifs et des tests approfondis des systèmes et autres appareils une fois l’application des correctifs effectuée.

La gestion des correctifs commence par un inventaire complet du réseau/parc informatique.

Avec l’outil Découverte de réseau, vous obtiendrez une vue complète et détaillée des appareils, logiciels et autres composants du réseau client. Vous aurez alors de quoi constituer une base de réflexion pour construire votre stratégie de gestion des correctifs nécessaires.

L’automatisation est l’allié d’une bonne politique de gestion des correctifs. Elle permet de rationaliser l’activité d’un fournisseur de services gérés de façon à rendre la gestion des correctifs efficace, fonctionnelle et proactive. Le tout en un gain de temps significatif.

En parlant de gain de temps, la gestion des correctifs peut être une tâche colossale qui entrave le processus de travail et conduit à des conflits entre les départements sur le calendrier des correctifs. Lors de la résolution d’une crise, le temps est un facteur essentiel. Ainsi, une politique de gestion des correctifs efficace va anticiper les conflits et donner des conseils sur la manière de les résoudre afin de limiter au maximum les temps d’arrêt du travail.

Une bonne gestion des correctifs s’adapte aux besoins. Vous n’aurez pas nécessairement besoin d’installer tous les correctifs au même moment, et selon les machines, appareils et les utilisations qui en sont faites. Cela passe donc par une bonne évaluation de la part du MSP, de la situation donnée à un instant donné.

La gestion des correctifs permet à votre parc informatique de fonctionner de manière continue tout en étant conforme aux normes en place et exigences réglementaires.

L’objectif est de produire un processus de correction standardisé afin que les techniciens puissent prendre des décisions éclairées à n’importe quelle étape du processus de correction, y compris lors de la correction des erreurs et de la gestion des imprévus.

La gestion des correctifs contre les cyberattaques

C’est très simple : une mauvaise politique de gestion des correctifs se traduit par des cyberattaques. La gestion des correctifs protège un parc informatique de ses propres vulnérabilités. Aujourd’hui, près d’un tiers des failles dans le monde restent non corrigées, exposant les entreprises à des attaques évitables.

En 2024, 768 vulnérabilités ont été publiquement exploitées dans la nature, soit une augmentation de 20 % par rapport à 2023. Parmi celles-ci, 23,6 % ont été exploitées le jour même de leur divulgation — les fameux zero-day — rendant la correction rapide absolument essentielle.

Le nombre total de vulnérabilités référencées a également explosé : plus de 40 000 CVE ont été publiées en 2024, un chiffre record qui illustre l’ampleur du défi pour les entreprises. Ces statistiques montrent clairement que la gestion des correctifs n’est pas simplement une bonne pratique, elle est vitale pour limiter les risques de cyberattaques et protéger les données critiques.

Sans une politique de correctifs efficace, les entreprises peuvent avoir des difficultés à identifier les correctifs critiques et à les appliquer correctement, entraînant des interruptions d’activité et des risques de sécurité majeurs. La correction des failles doit être rapide, structurée et, si possible, automatisée pour minimiser le temps de vulnérabilité et réduire les conséquences des attaques.

Une bonne politique de gestion des correctifs permet non seulement de sécuriser le parc informatique, mais aussi de soutenir l’innovation et la qualité des services proposés par l’entreprise, tout en renforçant sa réputation.

Alors que la mise en place d’une politique de gestion des correctifs reste indispensable, l’arrivée des nouvelles technologies transforme profondément la manière dont les MSP protègent leurs clients.

Gestion des correctifs 2.0 : IA et automatisation au service de la sécurité

En 2025, la gestion des correctifs ne se limite plus à l’inventaire, aux tests, à l’application des patches et au contrôle manuel. L’intégration de l’IA et de l’automatisation change la donne : les vulnérabilités sont désormais détectées de manière prédictive grâce à des algorithmes capables d’identifier les failles avant qu’elles ne soient exploitées. La priorisation des correctifs devient intelligente, prenant en compte non seulement la gravité de la faille, mais aussi le contexte de l’entreprise et l’exposition potentielle des systèmes critiques. Avec des outils comme Atera AI Copilot, les MSP peuvent générer automatiquement des scripts de patching, réduisant les erreurs humaines et accélérant le déploiement des correctifs. Parallèlement, les systèmes d’IT autonome assurent une remédiation automatique pour certaines vulnérabilités, permettant aux équipes IT de se concentrer sur des missions stratégiques tout en maintenant un niveau de sécurité optimal. Cette approche proactive et automatisée transforme la gestion des correctifs en un processus continu, efficace et résilient, indispensable pour sécuriser les parcs informatiques dans un environnement où les cyberattaques évoluent à une vitesse toujours plus rapide.

Zero Trust : intégrer le patch management à une sécurité proactive

Après avoir exploré comment l’IA et l’automatisation révolutionnent la gestion des correctifs, il est essentiel de considérer la sécurité dans une approche globale. En 2025, le patch management ne se limite plus à corriger les vulnérabilités détectées : il s’inscrit dans une stratégie Zero Trust, qui repose sur le principe “ne jamais faire confiance, toujours vérifier”.

Cette approche inclut la segmentation des accès pour limiter la propagation des attaques, l’application stricte du moindre privilège pour chaque utilisateur et appareil, ainsi qu’une analyse comportementale continue pour détecter les activités suspectes avant qu’elles ne causent des dommages. La vérification permanente des endpoints garantit que chaque machine reste conforme aux politiques de sécurité de l’entreprise.

Intégrer le patch management à une stratégie Zero Trust transforme la cybersécurité en un processus proactif et résilient : les correctifs ne sont plus uniquement réactifs, mais font partie d’un flux continu de protection, capable de limiter l’impact des attaques zero-day et autres menaces émergentes. Ainsi, chaque correctif appliqué devient un maillon actif dans la chaîne globale de sécurité de l’entreprise.

Conclusion : vers une gestion des correctifs moderne, proactive et automatisée

En résumé, la gestion des correctifs reste un pilier indispensable pour sécuriser un parc informatique et protéger les entreprises contre les cyberattaques. Mais en 2025, elle ne se limite plus à l’inventaire, à l’application et au suivi manuel des patches. L’intégration de l’IA, de l’automatisation et des stratégies Zero Trust transforme cette discipline en un processus proactif, capable de détecter les vulnérabilités de manière prédictive, de prioriser intelligemment les correctifs et d’assurer une remédiation rapide et fiable.

Pour les MSP comme pour les équipes IT internes, adopter ces pratiques modernes permet non seulement de réduire les risques, mais aussi de gagner du temps et de concentrer les efforts sur des projets stratégiques à forte valeur ajoutée. Une politique de correctifs bien pensée et technologiquement avancée devient ainsi un véritable avantage concurrentiel, renforçant la sécurité, la conformité et la résilience globale de l’entreprise.

En investissant dans des outils comme Atera AI Copilot et en suivant une approche Zero Trust, chaque correctif appliqué participe à une infrastructure plus sûre, plus agile et prête à faire face aux menaces actuelles et futures.

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